Prey est un jeu de tir futuriste à la première personne. Le nom du personnage principal est Morgan. Nous sommes en 2034. Le héros sous votre contrôle se trouvera... En savoir plus
Je suis entré après Dishonored et j'ai tout de suite reconnu le style : pas « traverse le couloir », mais « explore et imagine ». Talos-1 est le meilleur personnage du jeu. Les bureaux de « Transtar », les quartiers résidentiels, la cantine, les fenêtres d'observation sur la Terre. Tout peut être contourné, cassé, piraté ou traversé par une trappe que les designers semblent avoir oubliée pendant une seconde.
Les Mimics sont une blague géniale et une inquiétude constante : une tasse, une trousse de secours, une chaise. Après la troisième fois, on commence à viser même les déchets. Les capacités du neuromod sont étranges et généreuses : devenir un objet, contrôler des objets, ne pas jouer à un tireur si on n'en a pas envie. L'intrigue sur la personnalité et la corporation dure plus longtemps que ce à quoi on s'attend d'un jeu avec un visage sur la couverture.
Oui, le milieu s'essouffle, et certains combats se transforment en lutte avec des consommables. Cela se ressent vers la fin. Mais la station ne lâche pas. On a envie de la traverser « à fond », déjà en sachant où mènent les tuyaux.
Ce n'est pas l'horreur la plus terrifiante et ce n'est pas le simulateur immersif le plus fluide. Mais c'est un jeu rare, après lequel on regarde une chaise de bureau avec respect. Si vous aimez System Shock et la liberté d'Arkane, prenez-le sans hésiter.
Я зашёл после Dishonored и сразу узнал почерк: не «пройди коридор», а «осмотрись и придумай». Талос-1 — лучший персонаж игры. Офисы «Транстар», жилые отсеки, пищеблок, смотровые окна на Землю. Всё можно обойти стороной, сломать, хакнуть или пройти через люк, о котором дизайнеры как будто сами на секунду забыли.
Мимики — гениальная шутка и постоянная тревога: кружка, аптечка, кресло. После третьего раза начинаешь целиться даже в мусор. Способности нейромода странные и щедрые: стать предметом, управлять объектами, не играть в шутер, если не хочется. Сюжет про личность и корпорацию держится дольше, чем ждёшь от игры с лицом на обложке.
Да, середина проседает, а некоторые бои превращаются в возню с расходниками. К финалу это чувствуется. Но станция не отпускает. Хочется ещё раз пройти «начисто», уже зная, куда ведут трубы.
Это не самый страшный хоррор и не самый гладкий иммерсивный сим. Зато редкая игра, после которой смотришь на офисный стул с уважением. Если нравится System Shock и свобода Arkane — берите не думая.