Bioshock est un tireur d'aventure avec une vue de première personne dans le style Steampunk. Le jeu se déroule en 1960. Le personnage principal, un jeune homme... En savoir plus
BioShock est un jeu dont on se souvient non pas pour ses fusillades, mais pour sa cité sous-marine.
J'ai pénétré dans Rapture comme dans un jeu de tir sur des mutants et j'ai vite compris qu'il s'agissait d'une visite guidée d'un magnifique désastre. Art déco, fuites, magnétophones, un slogan sur un mur : le monde prend forme mieux que n'importe quelle cinématique. Big Daddy et Little Sister fonctionnent au premier abord : pitoyables, effrayants et répugnants à la fois. Les plasmides ne vous donnent pas un super-héros, mais un outil sordide. Envie de mettre le feu à quelqu'un, de l'attirer dans un piège ou de prendre possession de son corps un instant ? Allez-y, mais n'oubliez pas de compter vos munitions.
L'intrigue repose sur son fameux ressort narratif, et même en le connaissant d'avance, on le sent venir. Le jeu aime parler de liberté tout en vous prenant par la main. C'est précisément sa force, et non sa faiblesse. Le système de combat est parfois un peu simpliste, le ton est inégal, et après la révélation, la fin est un peu décevante. Mais Rapture reste un jeu inoubliable.
Ce n'est ni le jeu de tir le plus complexe, ni le RPG le plus profond. Mais il nous enseigne une leçon essentielle sur l'atmosphère des jeux vidéo : un lieu peut être plus terrifiant qu'un monstre. Longtemps après le générique, la musique de la radio résonne encore dans votre tête, et vous vous demandez si vous auriez acheté un billet pour cette ville si son affiche avait été plus attrayante.
BioShock — игра, которую вспоминают не по перестрелкам, а по городу под водой.
Я зашёл в Восторг как в шутер про мутантов и довольно быстро понял, что это экскурсия по красивой катастрофе. Ар-деко, утечки, магнитофоны, слоган на стене — мир собирается лучше любого кат-сцены. Большой папочка и Сестричка работают с первого взгляда: жалко, страшно и мерзко одновременно. Плазмиды дают не супергероя, а грязный инструмент. Хочешь поджечь, приманить, взять на короткое время чужое тело — пожалуйста, только патроны всё равно считай.
Сюжет держит знаменитым трюком, и даже зная его заранее, ощущаешь щелчок. Игра любит говорить про свободу и при этом ведёт за руку. В этом как раз её сила, а не дыра. Боёвка местами уже простая, тональность скачет, а после откровения финал чуть слабее, чем хотелось бы. Но Восторг остаётся.
Это не самый сложный шутер и не самая глубокая RPG. Зато один из главных уроков игровой атмосферы: место может быть страшнее монстра. После титров ещё долго слышишь радио в голове и думаешь, купил бы билет в этот город, если бы плакат был красивее.