Test du HONOR MagicBook X16 Plus : un ordinateur portable de bureau équipé d’un rare processeur AMD Ryzen 7. De quoi est-il capable ?
2 prixDans ce test, nous nous penchons sur un ordinateur portable élégant mais sobre (ou plutôt un ultrabook) de HONOR, conçu comme une solution haut de gamme pour le bureau. Le modèle est le BRI-721, en « Space Gray », une teinte généralement appelée « gris asphalte mouillé » (des versions argentées sont également disponibles). Mais le plus intéressant, c’est le processeur : un AMD Ryzen 7 8845HS (8 cœurs/16 threads ; 3,8–5,1 GHz). La plupart des ordinateurs portables de travail sont équipés de puces Intel, soit des Core de 13e génération, soit des Core Ultra, tandis que HONOR a choisi de suivre sa propre voie en optant pour une puce AMD. Était-ce le bon choix ? Voyons cela.
Caractéristiques
- Écran : 16 pouces, 2560x1600, IPS, 60–120 Hz ;
- Processeur : AMD Ryzen 7 8845HS (Zen 4 Hawk Point, 8 cœurs/16 threads, 3,8–5,1 GHz, cache L3 de 16 Mo, TDP de 35–54 W) ;
- Carte graphique : AMD Radeon 780M intégrée (unités de calcul/ unités de texture/unités de sortie de rendu : 768/48/32, jusqu’à 2,7 GHz) ;
- Mémoire : 32 Go de SDRAM LPDDR5X (6400 MT/s, 4 × 32 bits) ; versions de 16 Go également disponibles ;
- Stockage : 1 SSD de 1 To (Kioxia KBG50ZNV1T02), M.2 2280, NVMe 1.4, PCIe 4.0 x4 ; versions de 512 Go et 2 To également disponibles ;
- Ports : 1 USB4 Type-C, 1 USB Type-C 3.2 Gen2, 2 USB Type-A 3.2 Gen1, 1 HDMI 2.1, 1 prise casque/micro combinée ;
- Connectivité : Airgo Wi-Fi 6 Qualcomm WCN685x (802.11ax, 2×2 MIMO, 2,4 et 5 GHz), Bluetooth 5.1 ;
- Audio : 2 haut-parleurs stéréo ;
- Webcam : 720p à 30 FPS ;
- Batterie : lithium-polymère, 75 Wh (4880 mAh) ;
- Alimentation : adaptateur jusqu’à 65 W (20,0 V, 3,25 A), poids de 158 g ;
- Dimensions : 357,0×255,5×21,0 mm ;
- Poids : 1,78 kg (sans adaptateur) ;
- Système d’exploitation : Windows 11 Home.
Design
Comme nous l’avons indiqué, l’ordinateur portable arbore un design sobre qui ne détonnerait pas sur la table d’une hypothétique « réunion du conseil d’administration ». Le châssis est en métal, mais le capot, aussi fin que possible, fléchit légèrement en diagonale lorsqu’on appuie dessus. Il est également impossible d’ouvrir l’ordinateur d’une seule main sans maintenir la base. De plus, l’uniformité du châssis fait qu’on ne sait jamais trop dans quel sens poser l’appareil avant de commencer à travailler : instinctivement, on le place avec le logo HONOR face à soi, puis impossible de l’ouvrir. Il faut se rappeler que le bon sens est celui où le texte est à l’envers, afin que les personnes autour puissent lire le logo une fois l’écran ouvert. D’un côté, c’est logique ; de l’autre, au bout de la dixième fois, on finit par jurer entre ses dents.

En revanche, les bordures en plastique à gauche et à droite de l’écran sont très fines, avec seulement 4,5 mm. La bordure supérieure abrite une webcam tout à fait standard de 720p à 30 FPS et ne mesure que 7,5 mm de large. L’écran au format 16:10 affiche une résolution 2,5K (2560x1600), un taux de rafraîchissement de 120 Hz et une bonne densité de pixels (189 ppp), ce qui est très satisfaisant. Travailler sur cet ordinateur dans un environnement lumineux est un plaisir : la bonne température des couleurs (6800 K), l’excellent contraste (1350:1) et la luminosité élevée (420 nits) permettent de lire à l’écran même en extérieur. Les concepteurs ont aussi pensé à limiter les reflets en dotant l’écran d’un revêtement semi-mat. En somme, l’écran mérite une mention très bien.

Passons au clavier : il est à membrane et dispose d’un pavé numérique. Il mérite lui aussi des éloges pour ses touches très silencieuses, réactives et souples (course de 1,5 mm). On apprécie que les touches fléchées ne soient pas réduites, mais de taille normale ; et, dans l’ensemble, toutes les touches sont plus grandes que d’habitude (16,5×16,5 mm), alors que celles des ordinateurs portables sont généralement plus petites. Si vous apprenez tout juste à taper sans regarder le clavier, celui-ci constitue un excellent terrain d’entraînement. La touche Maj droite aurait toutefois pu être un peu plus longue, mais c’est du pinaillage.
Les personnes qui regardent leur clavier en travaillant apprécieront les caractères bien visibles : les lettres latines sont énormes et les caractères cyrilliques, plus petits, restent tout de même assez grands. Le rétroéclairage blanc propose deux niveaux de luminosité et s’éteint après 20 secondes d’inactivité pour économiser la batterie. Dans le coin supérieur droit se trouve le bouton d’alimentation, qui intègre un lecteur d’empreintes digitales : il fonctionne avec précision et sans accroc, et nous n’avons constaté aucun déclenchement intempestif. Toutes les touches bénéficient également d’un revêtement spécial qui les protège des taches et de l’usure prématurée.
Le pavé tactile est loin d’être le plus grand du marché, mais il n’est pas minuscule non plus : 120×72 mm. Comme le veut la tendance, les boutons gauche et droit sont invisibles, mais leur clic est net et doux. Le pavé tactile prend en charge les gestes, et l’utilitaire Honor PC Manager propose de nombreux réglages associés : il y a donc de quoi s’amuser.
Le dessous du châssis est minimaliste : deux rangées de grilles d’aération et un seul patin caoutchouté le long du bord supérieur. À noter qu’il ne vacille pas et ne se détache pas comme sur notre récent appareil de test, le DIGMA PRO Fortis M. Ici, tout est bien fait ! Une paire de haut-parleurs stéréo est dissimulée derrière deux fentes verticales : ils ne font que 2 watts chacun, mais sont montés à l’intérieur du châssis sur des suspensions antivibrations, ce qui donne plus d’ampleur au son. Il n’y a rien d’autre à voir sous l’appareil et on ne peut pas non plus accéder rapidement à l’intérieur, puisqu’il n’y a pas de trappes vissées. Pour ajouter un deuxième SSD (de la place est prévue à l’intérieur), il faudra retirer tout le panneau inférieur.
Les ports sont moins impressionnants : à l’image d’Apple, les ingénieurs de HONOR se sont limités au strict nécessaire. Sur le côté droit, on trouve un port USB Type-A et une prise audio de 3,5 mm. À gauche se trouvent les ports HDMI, USB Type-A et deux USB Type-C, dont l’un est en 3.2 Gen 2 et l’autre, le tout dernier USB4. D’un côté, on profite de débits de 10 et 20 Gbit/s ; de l’autre, l’un de ces ports sera généralement occupé par le câble de charge, puisque l’ordinateur ne dispose pas d’entrée d’alimentation DC dédiée. Il n’y a pas non plus de port RJ45 pour un câble Ethernet, de lecteur de cartes ni d’emplacement pour antivol Kensington.
Composants et autonomie
L’ordinateur est équipé d’une batterie classique de 75 Wh (4880 mAh) et livré avec un adaptateur secteur de 65 W. Une charge complète de 0 à 100 % prend moins de 2 heures. Dans un scénario mêlant « navigation web, saisie de texte, YouTube et appels professionnels », l’ordinateur tient de 6 à 7 heures sur une seule charge. En jeu (des titres peu exigeants !), il tient environ 4 heures.
Passons maintenant à la partie la plus intéressante : les composants internes. On trouve à l’intérieur un AMD Ryzen 7 8845HS. Ce choix inhabituel des ingénieurs s’explique par la rapidité de cette puce. Avec ses 8 cœurs et 16 threads, son architecture Zen 4 et une fréquence maximale de 5,1 GHz, le processeur s’est brillamment illustré dans nos tests synthétiques.
La partie graphique est prise en charge par l’AMD Radeon 780M, avec 12 unités de calcul basées sur l’architecture RDNA 3.0 : l’un des GPU intégrés les plus puissants du marché. La mémoire vive du système sert de mémoire vidéo.
Côté mémoire vive, l’ultrabook est proposé en trois configurations : 16 Go/512 Go, 16 Go/1 To et 32 Go/1 To. Nous avons testé la version haut de gamme, dotée de 4 modules LPDDR5X fonctionnant à 6400 MHz.
Pour le SSD, le fabricant a opté pour un modèle de Kioxia, une entreprise issue de Toshiba. Le disque est rapide : 5 Go/s en lecture et 3 Go/s en écriture.
En somme, cette configuration permet de jouer à des titres peu exigeants entre deux tâches et ces réunions du conseil d’administration évoquées plus tôt. Le MagicBook X16 Plus ne fera pas tourner les jeux AAA exigeants, mais une petite bataille en ligne dans « Tanks », ça ne se refuse pas.
Performances : tests synthétiques
Nous avons soumis le HONOR MagicBook X16 Plus aux benchmarks synthétiques Cinebench R23, Cinebench 2024, Geekbench, CPU-Z, CrystalDiskMark et CrystalDiskInfo. Tous les résultats figurent dans les captures d’écran.
Nous avons également utilisé 3DMark et soumis notre appareil de test aux benchmarks suivants : Time Spy, Time Spy Extreme, Sky Diver, Port Royal, Steel Nomad, CPU Profile et Storage Benchmark (un test de la vitesse de chargement des jeux depuis le SSD). Les résultats figurent dans les captures d’écran.
Performances. Tests en jeu
Cette fois, pour les tests en jeu, nous avons choisi deux jeux en ligne peu exigeants, ainsi que deux titres solo auxquels le MagicBook X16 Plus n’est clairement pas destiné, mais dont nous voulions tester les limites. Voici les résultats.
World of Tanks. Presque tous les ordinateurs portables modernes font tourner ce jeu sans difficulté, et le MagicBook X16 Plus ne fait pas exception. Le nombre d’images par seconde a parfois atteint 250, pour une moyenne de 150. Dans tous les cas, ce sont de bons chiffres. La température du processeur variait entre 68 et 79 degrés. Verdict : le jeu est parfaitement jouable.
Fortnite. Le MagicBook s’en est également bien sorti avec ce jeu, même s’il a commencé à montrer ses limites. Cela tient probablement à son processeur rapide, à sa mémoire vive véloce et à l’une des solutions graphiques intégrées les plus puissantes du marché. Une moyenne de 40 images par seconde est loin d’être idéale, mais le jeu est resté fluide et n’a au moins pas été frustrant.
The Witcher 3. Avec 8 à 10 images par seconde, difficile de s’aventurer dans un monde fantastique. Et ce, même avec tous les paramètres graphiques réglés au minimum. Désolé, Geralt, mais cet ordinateur portable n’est pas conçu pour des jeux comme The Witcher.
Verdict et récompenses
Le HONOR MagicBook X16 Plus est sans conteste l’un des ordinateurs portables bureautiques les plus performants du marché en 2024. Robuste et puissant, il dispose d’une belle marge de manœuvre et d’un excellent clavier, idéal pour accomplir toutes sortes de tâches professionnelles tout au long de la journée (grâce à son autonomie généreuse). Son design sobre et élégant trouvera également sa place dans tous les environnements. Bien sûr, il ne permettra pas de jouer à grand-chose, mais les ingénieurs de HONOR ne l’ont jamais conçu comme un ordinateur portable de jeu.
Le choix du designer. Des lignes épurées, une finition « Space Gray » saisissante, de grandes touches et de fines bordures autour de l’écran : le HONOR MagicBook X16 Plus est résolument minimaliste, et c’est précisément ce qui fait sa force.



